Laptop+poésie : « son corps parlait pour ne pas mourir » @Bleury, bar à vinyles

12187727_900482970000787_8787839267054659214_n

Première lecture publique – en fusion avec le noise génial d’Émilie Payeur – d’extraits de la version finale de son corps parlait pour ne pas mourir, long poème qui sera publié à l’hiver par les fabuleux être humains de La Tournure en collaboration avec Possibles Éditions.

Extrait :
tracés noirs au khôl autour de mes lèvres qui t’effraient dans ton sommeil – la culpabilité
le corps mort
la respiration lente toujours sur le côté
m’accompagne le qanûn accordé à la pureté feinte
l’intonation sérénissime parfaite comme ton Dieu d’amour vengeur
les versets les inflexions de ma voix derrière les paravents somptueux
mais j’ai toujours préféré Jaël tuant Sisera en lui enfonçant un pieu dans la tempe avec un marteau
c’est moins chaste et pur
moins virginal, plus humain
tu reconnais?

Publié par Symon Henry

Læ Symon Henry est un animal aquatique nocturne s’ébaubissant au contact des pensées complexes, des réalités fluides et des genres incertains. Ielle se transdisciplinarise principalement de musiques de concert, d’arts visuels et de poésies. Son recueil L’amour des oiseaux moches (2020, Omri) a été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur Général ainsi qu’au Prix Émile-Nelligan et porté sur scène, avec sa musique et ses visuels, par l’Ensemble contemporain de Montréal (ECM+).

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.